Mindo. La nature à l’état pur.

Lors de la préparation de ce premier voyage en Equateur, nous avions eu un coup de cœur pour “La Bicok”, un Ecolodge situé à Mindo. C’était clairement la première bonne étape !

Mindo est à un jet de pierre de Quito. Deux petites heures d’une excellente route et l’affaire est bouclée. Mais c’était sans compter avec les caprices de la nature. Après une heure de route, nous nous retrouvons à l’arrêt…et la file de camions et voitures se perd à l’horizon. ¿ Qué pasa ? Notre espagnol étant des plus limités, on décide de vérifier par nous même. Pascale remonte à pied la file jusqu’à un barrage de police. Route barrée ! Entretemps, j’avais reçu un message de Sébastien (le propriétaire de La Bicok) prévenant de la fermeture de la route suite à un éboulement. (C’est assez fréquent…). Ca commence bien 🙁

Bien décidés à rejoindre Mindo, nous choisissons de rebrousser chemin et de suivre une autre route indiquée comme ‘saisonnière’. Bon…on sait pas ce que cela signifie, mais on y va quand même ! C’était ‘sportif’…et magnifique. Une route en terre et caillasse, défoncée et bordée d’une nature à couper le souffle sur une centaine de kilomètres. Tout en évoluant et nous renseignant ponctuellement sur l’exactitude du chemin et surtout de savoir s’il menait bien à Mindo, nous nous retrouvons – après trois heures trente de ‘brousse’ – sur la route nationale déserte. Et au bout de quelques kilomètres…joie et soulagement, nous sommes face à l’autre barrière de police et découvrons l’impressionnante file de véhicules à l’arrêt. Obstacle contourné ! Mindo est encore à une bonne cinquantaine de kilomètres, mais nous y serons avant la tombée du jour. (Pour une première sur les routes d’Equateur…je préférais quand même éviter la nuit noire).

Le village de Mindo, c’est une rue de 500 mètres avec des commerces tout le long…ça change de Quito.¿ Dondé es La Bicok ?…débrouilles-toi ! Aucune indication…mais coup de bol ou de flair, aidés par la carte (de toutes façons on pouvait pas se perdre), nous arrivons vers 18 heures face à Sébastien, machette à la main ! La nature ne dort jamais, et il veille en permanence à dégager son Ecolodge de ses assaults. Ouf !

Nous y sommes…c’est magique : le lieu est exactement comme nous l’imaginions. Construit en bambous et avec des matériaux traditionnels, le Lodge est organisé autour d’un grand espace ‘salon, salle à manger, cuisine’ ouvert sur la nature (Véro et Olive se rappelleront de leur logement à Vientiane…c’est pareil !), accompagnés du tintamarre incroyable des insectes, oiseaux, crapauds, Sébastien nous mène à notre ‘cabane’  La Granito…remagique (voir photo et celle de la terrasse avec hamacs). Nous ne boudons pas notre bonheur.

Sébastien est un personnage ‘hors norme’. Voyageur au long court, architecte, génie trouvetout, engagé dans le développement durable, … Après avoir traversé l’altiplano et bourlingué dans toute l’Amérique de Sud avec sa compagne et leurs deux enfants à bord d’un camion de 25 tonnes, ils ont jetés leur dévolu sur Mindo. Pour plein de raisons…que nous découvrons en dégustant des bières artisanales, du vin, des légumes du jardin cuisinés maison,… et comme nous étions les seuls rescapés de la route, et fatalement les seuls à loger à La Bicok, nous avons pu profiter du partage de l’expérience de vie de Sébastien, de son expérience d’hôtelier-restaurateur en Equateur et nous filer adresses et bons plans. Ouf 1:00 du mat’… la promenade du matin sera dure.

Je vais résumer car ces deux journées et soirées à Mindo ont été bien remplies. Deux superbes ballades dont l’une accompagnée d’oiseaux (pas faciles à photographier), une nature exubérante, des orchidées en grappe…tout est superlatif…et calme car en période touristique Mindo est pris d’assault par les ‘locaux’ qui s’adonnent aux joies du rafting (en bouées..), aux tyroliennes de survol de la cassiopée, etc… Tout ceci est bon enfant et bien ‘bohème’…(c’est pas Durbuy Aventures). Cela pourrait enlever un peu de la magie de cette nature magnifique…mais bon il en faut pour tous les goûts.

La Bicok est bien à l’écart de cette ‘possible’ agitation et concentre le meilleur de ce que Mindo peut offrir.

A refaire…et pourquoi pas accompagnés d’amateurs de nature à l’état pur dans un lieu respectueux de l’environnement, et nous pensons en particulier à Fred (@Vitam) qui trouvera en Sébastien une sorte d’Alter-Ego dans l’action, rien que le Vortex pour réveiller l’eau vaut le voyage (voir photo).

 


 

 

Let’s start!

Premiers pas. Premières découvertes. Premières touches enfoncées. Départ et espoirs s’accordent toujours parfaitement. Ne dit-on pas “Qui n’avance pas recule” ? OK…mais ne peut-on combiner les deux ? Aller de …